le YAK avisé
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Sur le Tamang heritage trail

mardi 21 avril 2009, par Arthur, Ben, Nick

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Tandis que les flocons se mêlent à la vapeur des sources chaudes, les hommes et les grands-mères savourent conjointement leur bain quotidien. En tant que seuls bideshi (étrangers) nous sommes une attraction en soi. Le Ganesh-Himal est une de ces rares régions du Nepal où les touristes népalais sont plus nombreux que les étrangers, bien que les uns comme les autres restent encore rares. L’apparition de nouveaux marchés et de nouvelles religions sont les forces les plus puissantes à l’oeuvre, révolutionnant cette ancienne société principalement Tamang.

Il y a de cela quelques années, des efforts furent entreprit pour promouvoir le tourisme dans cette arrière région rurale. Sous la tutelle du ‘Tourism for Rural Poverty Alleviation Program’ (fondé par l’ONU), plusieurs organisations se réunirent pour achever la réalisation d’une route, informer les locaux et attirer l’attention des tours operators. Ces derniers sont venus à l’ouverture officielle, n’eurent aucune vues exceptionnelles sur des glaciers à 8000m, aucune histoire héroïque d’ alpiniste (himalayiste ?) célèbre et laissèrent pour la plupart le Ganesh-Himal à sa place.

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Toutefois, ces dernières années, quelques bénévoles, voyageurs de longue date au Népal et autres étrangers de séjour au Népal sont attirés vers cette région pour son calme pré-touristique, les vues agréables, les habitants accueillants et les bains des sources chaudes à Tatopani. Celles-ci attirent les propriétaires de lodge du Langtang proche (où le tourisme "historique" à déjà transformé la société) pour des vacances de deux semaines, des officiels gouvernementaux de Syabrubesi, et quelques riches Kathmanduïtis qui peuvent arriver ici après une journée de bus et une demi journée de marche. Malgré des visites de plus en plus fréquentes le tourisme n’a pas encore transformé cette région comme il l’a fait dans le Langtang voisin.

D’autres étrangers viennent avec d’autres intentions. Des protestants évangélistes des Etats-Unis essayent d’enseigner la lecture de la bible au Népal. Il ya des petits villages comme Tipling avec plusieures églises. Il y a des églises qui ne laissent rentrer que les chrétiens. Cela crée des conflits localement, par exemple issus du fait que les chrétiens enterrent leur morts. La branche de la chrétienté promue ici en est aussi une très fermée. Tandis que les Nepalis sont connus pour leur grande tolérance envers les autres religions, les quelques baptisés locaux ne vont plus à aucune autres manifestations religieuses. Une équipe belge est venue au Ganesh-Himal faire un documentaire appelé "Little Jesus". Benjamin Heuschen, cofondateur de l’ASBL Ganesh-Himal.be, explique les méthodes des prêtres. "Ils présentent des bandes dessinées montrant Jésus et apportent l’électricité dans les villages convertis." Cela me rappelle les étudiants d’une université biblique privée en Allemagne, rencontrés à Mugu, cherchant autour d’eux des opportunités d’« aider les gens ». Si ils ont besoins de quelque chose ce n’est certainement pas d’une religion étrangère directement importée chez eux.

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Les liens historiques forts avec le Tibet ont amenés d’autres évolutions récentes dans la région. Depuis quelques années une nouvelle économie s’est répandue comme un champignon. Selon certains locaux, le commerce illégal de la yartshagumba s’est développé très récemment ces dernières années : le principal marché étant la Chine. Les locaux prétendent que l’usage de la non-détectable yartshagumba en guise de préparation aux Jeux Olympiques est permise par le Manuel des importantes productions non bûcheronne au Népal. Il établit que "anciennement réservé à l’usage des empereurs, ce champignon très versatile est maintenant le reconstituant principal des athlètes d’élite chinois". De toute la région népalaise où peut pousser la yartshagumba de la frontière Nord Ouest jusqu’ici, Le Rasuwa est le plus proche du marché chinois où elle est le plus vendue. Pas de surprise, donc, que ce soit principalement ici que ce marché ait explosé. Selon Tsering, un propriétaire de lodge local, "jus qu’il y a peu nous utilisions seulement la yarthsagumba pour usage personnel. Mais maintenant je connais au moins trois belles pentes herbeuses où des récoltes et des trafics intenses sont en cours".

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Un tourisme de petite échelle, des missionnaires évangélistes, et un commerce lucratif, en pleine expansion, mais illégal sont en train de changer les manières de vivre traditionnelles des Tamangs du Rasuwa à une vitesse historiquement ahurissante. Une autre vague de changement issue de l’extérieure est la milice maoïste qui contrôlent encore quelques villages ici. Alors qu’ils annoncent des rentrées de 180 millions de roupies en taxes sur le commerce de la yartshagumba uniquement pour 2004, il n’a pas lieu se demander quelle sont les vraies motivations de contrôler ces villages. La prescription gouvernementale de punir tout commerce de ce produit non basé sur des fins scientifiques, est une invitation ouverte à tous les trafiquants et à ceux qui en profitent.

Nick Meynen (Traduit de l’anglais par Arthur)

http://www.ergens-onderweg.blogspot.com (Neerlandais)

Voir en ligne : http://www.nickmeynen.blogspot.com

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